La Suite sur la Culture des Gauchos en Argentine6 min read

La Suite sur la Culture des Gauchos en Argentine6 min read

This entry is part 2 of 2 in the series Les Gauchos en Argentine

 

Cet article fait suite au premier concernant la culture des Gauchos en Argentine. Toujours en partenariat avec cette agence touristique qui nous fournit du contenu explicatif sur la culture gauchesque en échange d’un lien vers leur site :).

Indiens contre espagnols

 

L’origine des premiers gauchos coïncide avec l’arrivée des premiers colons espagnols sur les terres Argentine au début du 16ème siècle. Ceux-là tentent de s’approprier les lieux au fur et à mesure de leur avancée dans les terres intérieures du pays que va devenir l’Argentine. Pendant près de deux siècles vont alors s’affronter, de manière plus ou moins passive, les peuples originaires (ou Indiens) et les conquistadors espagnols. Donnant suite à de nouvelles unions entres peuples, plus ou moins voulu.

Le gaucho va naître de ces unions-là. Souvent métissé et solitaire, adoptant la manière nomade de se déplacer des indiens, ainsi que leur connaissance parfaite de la nature pampéenne.

Dans son ouvrage « Pampa », l’écrivain et romancier Pierre Kalfond décrit merveilleusement bien cet homme farouche :

« C’était un homme vigoureux, taciturne, de taille moyenne, au buste long et aux jambes courtes, arquées. Dans ses gestes lents et précis, on devinait une énergie calme, capable cependant de faire luire, en un éclair, la lame de son Facon. Le vent de la plaine avait basané son teint, donnant une couleur chaude à son visage sec, aux pommettes saillantes, éclairé par deux petits yeux vifs. C’était, à l’évidence, un sang-mêlé ou s’étaient entrecroisés les apports des Espagnols, des indiens et des noirs ».

 

Gaucho : Origines et culture

 

C’est autour de la figure du gaucho que se développe une culture propre à cet éternel homme libre de la Pampa. Il porte en lui des valeurs comme l’honneur, le courage et la loyauté

Au fil des siècles, il est embauché par les grands propriétaires de terrains dans les estancias qui se construisent en Argentine (XIXème siècle). Et se charge des tâches les plus rudes dont lui seul est capable. Pour lui, la faune et la flore de la Pampa n’ont pas de secret. Il manie ses boleadoras (instrument de chasse et de capture fait de trois lanières de cuir terminées, chacune, par une boule de pierre) comme personne et connaît chaque recoin du territoire. Il aide l’estanciero dans le gardiennage de centaines de bovins, le dressage des chevaux, mais aussi pour les soins et l’abattage des bœufs. Souvent en solo, il est toujours accompagné de son plus fidèle compagnon, son cheval criollo, avec qui il parcourt les vastes étendues de terres fertiles. Et avec qui il dort, quand les distances ne permettent pas en un jour de rejoindre de nouveaux pâturages.

Bercé par des nuits solitaires dans la Pampa, le gaucho imagine de longues tirades sur fond de guitare. Les fameuses guitarreadas, qui racontent souvent leur quotidien et la désolation de la prairie. Un moyen de transmettre leur histoire de manière chantante.

Fête de la Tradition

Le gaucho : symbole de l’histoire argentine

 

C’est à partir de 1872, près de 60 ans après l’indépendance, que le gaucho va devenir un véritable symbole pour le peuple argentin.

Il devient notamment un personnage historique incontournable suite à la publication, en 1872, du long poème intitulé Martin Fierro. Ecrit par l’auteur argentin José Hernandez, l’ouvrage retrace l’épopée d’un gaucho travailleur qui, à cause de l’injustice sociale subie en temps de guerre, va devenir un hors-la-loi. Le poème est en partie une protestation contre la politique du président argentin Domingo Faustino Sarmiento qui est de recruter de force les gauchos pour aller défendre les frontières intérieures contre les Indiens. José Hernandez met ainsi la lumière sur un personnage peu connu, qui a participé à l’indépendance du pays.

Cet ouvrage est un des premiers du genre gauchesque, ensuite relayé par l’auteur Ricardo Guiraldes, qui publie en 1926 le roman « Don Segundo Sombra », traduis en plus de 33 langues !

 

Us et coutumes

 

Les traditions des gauchos se maintiennent vivantes grâce à des us et coutumes variés. Leur accoutrement est très typique et influencé par les nombreuses origines d’un pays devenu cosmopolite.

La boina (béret) est inspirée du béret d’origine basque, et la bombacha (pantalon ample) et chemise viennent des immigrés turcs débarqués en Argentine. Très élégant, le gaucho a aussi de très belles pièces d’argent sur lui, dont est faite sa ceinture, son facon (couteau) et bien souvent l’harnachement de son cheval.

La Chacarera

Assez solitaire dans le temps, les gauchos aiment faire la fête et se réunir autant qu’ils le peuvent ! On compte plus de 70 types de danses et musiques folkloriques propres à la culture des gauchos. Comme le Chamame, la Chacarera, le Gato, ou encore la séduisante Zamba. Ces musiques, sur fond de guitare, tambours et de bandonéon, sont souvent jouées et dansées pendant les peñas, ces soirées dansantes où se réunissent les habitants du village ou encore les gauchos d’une estancia voisine.

 

Les démonstrations gauchas

 

C’est aussi à travers les diverses tâches quotidiennes que le gaucho perpétue les traditions anciennes du campo, et cela toujours à cheval.

Chaque année, des fêtes locales sont organisées dans chaque localité pour mettre en pratique les nombreuses compétences que ces hommes braves possèdent.

La fête gaucha la plus renommée est la Fête de Tradition, qui a lieu tous les ans, au mois de Novembre, dans la bourgade de San Antonio de Areco. Pendant plusieurs jours, les gauchos venant de toute l’Argentine se réunissent pour nous offrir de superbes démonstrations et parades équestres ainsi qu’un défilé des plus dépaysant.

Défilé Fête de la Tradition

A San Antonio de Areco, capitale de la Tradition, on croise encore de nombreux gauchos à cheval, même si les métiers ont parfois évolués. Si certains continuent à travailler dans les estancias, d’autres travaillent aujourd’hui dans des haras d’élevage de chevaux de races, sont maréchal ferrant, ou encore artisans du cuir… Être gaucho est devenu une philosophie de vie au-delà du métier d’autrefois.

 

Retrouvez plus d’information sur la Fête de la Tradition en vous rendant sur le site de l’agence de voyage Areco Tradicion : http://arecotradicion.com/fr

Nous espérons que ce petit aperçu sur la culture des gauchos vous aura donné envie d’en savoir un peu plus sur ces personnages méconnus. 🙂

N’hésitez pas à partager vos connaissances avec nous dans les commentaires 🙂 !

Series Navigation<< La Culture Des Gauchos en Argentine !
Partagez nos articles ! 😀

N'hésitez pas à nous laisser un commentaire ! :)

Vous aimez ce blog ? Alors partagez-le ! :D

Facebook
Facebook
Instagram
Google+
http://deuxsoeursnomades.com/la-suite-sur-la-culture-des-gauchos-en-argentine">
Suivre par Email
RSS
%d blogueurs aiment cette page :